Breathe In, Breathe Out, Breathe In And Breathe Oouutt..

I don’t remember when I had my first session of yoga, most probably from five years ago, but what I can remember is the awkwardness and the self-consciousness feelings that I had every time I moved my body. Every time I went to exercise or attended any kind of a session to exercise in order to lose weight, I had this overwhelming experience.

I have been always intimidated by my weight. It is the result of a long history of being bullied by the elders and the strangers. Throughout the years of my younger age and till the current moment, I lived many embarrassing moments and shame. For long time I avoided anything that can reflect the image of my body. Later on I started as an action of self-acceptance, to walk naked and to stare at myself in the mirrors of my room. Continue reading

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Saisons

Automne:

**C’était une nuit douce, le vent est caressant. Une fraîcheur aimable m’entoure. Un climat joyeux et mélancolique me berce. Je rentre à pied . Je laisse derrière moi le centre commercial étincelant de couleur et de lumières phosphoriques. Juste depuis quelques mois, au bort de la ville, le quartier faisait parti du désert. Maintenant, c’est le grand souq, un grand hôtel avec des grands shopes et magasins de tous les couleurs, un grand ciné: 5 salles … 5 films différents, des restaurants…..bistrots….cafés, voilà le cirque s’est installé. La place est ressuscitée….réveillée d’un long sommeil. Pourtant la route qui mène du centre à la ville reste endormie. De temps en temps, quelques voitures passent si vite, laissant derrière elles, la lumière de ses fards glisser sur l’asphalte de l’autoroute comme un fantôme. La nuit est belle, je décide de rentrer à pieds …. C’est pas loin la ville, dix minutes et j’atteints la route principale, je la vois même d’ici, animée, bruyante. Je rentre et je laisse mes amis qui insistent à prolonger la veillée …pourtant nous les filles du groupe, nous nous sommes pas habituées à veiller tard…max. 10:30 du soir. Mais cette fois-ci, ils ont raison, c’est une sortie spéciale. Nous célébrons les fiançailles de nos meilleurs amis …. Ils viennent de l’annoncer…. Ils ont garder leurs relations longtemps en secret….problèmes familiaux je penses, moi je l’ai su depuis le début, avant tout le monde, je l’ai senti, Je peux flair l’amour et le prédire même…. C’est un don! Parfois une malédiction, car la plupart du temps, je sens desquelles exactement de mes meilleures amies, l’homme que j’admire, aime. La nuit est douce et la nuit m’appelle. Je n’ai pas pu allongé la veillée avec les amis. Je ne les ai pas vu voilà longtemps mais j’ai pas pu rester. Une atmosphère superficielle nous entourait. Personne n’était naturel, chacun de nous prétend. Nous lançons les mêmes anecdotes et blagues que nous avons l’habitude de lancer. Celles qui nous ont tant fait rires autrefois, mais maintenant, même les rires sonnent faux. L’amour a gâché notre amitié et l’a marqué par une saignante blessure. Les sourires se crispent et les yeux s’évitent. Adieu la spontanéité. J’ai pas pu, j’ai quitté.
Je marche, le silence m’entoure, la route semble s’allonger sous mes pas… chaque pas semble m’approcher et m’éloigner en même temps, j’aime bien ça , je suis seule, au milieu, sans le bruit et le surcharge d’une compagnie. J’atteints le bout de la route comme un homme retournant d’un long voyage. Les bouffés d’air familières embaumés de benzène me remplissent les poumons. Je prends un taxi, je suis déjà en retard, je cours presque le couloir qui mène à ma maison, j’ouvres le grand portail, d’habitude je sonne mais pas besoin d’entendre d’en bas – moi et tous les voisins- les blêmes de mes parents. Je monte les escaliers, Je sonne et je rentre essoufflée à la maison, accueillie et accompagnée jusqu’à la porte de ma chambre par les regards indifférents de papa et coléreux de maman. Je me déshabille en silence, je mets mon pyjama et je note pour la unième fois que j’ai pris de poids. Donc, je dois m’attendre les jours à venir à une grande compagnie menée sur ma pauvre personne par mes parents à prêcher les 10 bénéfices de maigrir, sans compter les meilleurs programmes organisés par mère ainsi que les boycotements de père…. Super .. exactement ce qui me manque pour combler cette période supposée d’être la meilleure période de la vie de n’importe quelle personne. Assez pour aujourd’hui, je veux dormir et penser à rien. En fait, les plaisirs de ma vie ces jours-ci se réduisent, en deux choses: se glisser le soir entre mes draps, poser ma tête sur mes oreillers, fermer les yeux….oublier, et dormir en rêvant du grand mag du nescafé que je vais siroter le matin…. Et voilà tout espoir de plaisir pour une jeune fille de 23 ans.

Hiver:

** Assise dans une salle noire, je suis seule, entourée par des inconnus, par des spectres bruyants. Seul le théâtre est éclairé par une douce lumière bleue mauvée… Sur la scène, les chaises, les micros et les instruments sont déjà installés dans l’attente de vibrer sous les doigts habiles d’un musicien. C’était le noir total, mais petit à petit j’arrive à reconnaître quelques visages, des gens dont les visages sont familiers. Je reste dans mon coin à les dévisager, portant, me semble t-il, mon manteau magique qui me rend invisible….Celui ci je l’ai vu quelque part .. celui là non. Alors que moi, je reste dans le noir, dans l’anonymat… l’anonymat ne m’ennuie pas en fait, au contraire, elle me réconforte. Je laisse cours à mon visage sa liberté, libreté de s’exprimer ainsi que mes yeux. Mes yeux, ces traîtresses!! Ma langue a la liberté de dire le bon qui lui semble, mais la vérité est toujours là , au fond de mes yeux, ce qui me sombre toujours dans le malaise…mon cœur est toujours à nu, on peut me lire si facilement… voir la fragilité et la peur…la colère et la tristesse y briller…
J’attends, mes yeux sont accrochés à la porte, pourtant je suis venue seule. J’attends…j’attends qui? Je ne sais pas. Peut être l’homme de ma vie, l’homme inconnu, que, je ne connaît pas encore. Il ne le sait pas encore, ni moi, c’est dans un concert que j’ai toujours espéré le rencontrer. Peut être c’est mon voisin, celui qui parle avec cette jeune fille…mmn, il paraît que non, ils semblent vraiment absorbés par la conversation futile, alors que leurs yeux échangent tout un autre discours, il sont déjà amoureux… mais qui sait , dans quelques années je pourrais le croiser dans la rue, dans un concert ou bien dans le travail…et tout commence. Il pourrait être celui qui vient d’entrer la sale, riant avec ces amis … non je ne l’espère pas, il est vraiment un cloun. Pourquoi pas celui là, assis, dans le coin, triste, à méditer…..je restes à guetter la porte, à l’attente d’une chose, n’importe quelle chose qui doit changer et bouleverser ma vie…… mais rien ne se passe. Je finis de fermer mes yeux pour arrêter le cours de mes idées…Et le concert commence.
La musique vient me sauver des mes hallucinations..
Tellement beau… tellement beau… beau à en mourir, le violon commence, triste, doux, enivrant, chaque tir sur l’arc, tire sur mon cœur, me déchire, me remplit, me fait vibrer avec, accompagné par le battement de mon cœur ou peut être c’est le son du percussion, le tam tam, et maintenant c’est le luth avec le kanoun qui les rejoignent et font monter les larmes aux yeux. C’est tellement beau, que je sent une tristesse incroyable me sert le coeur. J’ai un désir fou de monter à scène, et à danser comme une païenne, à onduler, à tourner, tourner, jusqu’à tomber, à couper toutes les ficelles qui me tiennent par là haut. Une par une, les morceaux se défilent entre les applaudissements fous de l’audience, tous semblent en transe. La fin vient comme n’importe quel fin, coupante et déchirante mais attendue. Attendue parce que l’âme ne peut plus supporter tant de beauté et d’excitation…Les lumières s’allument et nous retirent du rêve, du monde inconnu, là où la musique nous a lancés. Comme des hypnotisés, éblouis nous sortons un par un sans se regarder, ni parler de peur de faire rompre le charme, nous essayons de prisonnier les dernières notes dans la tête, vibrantes encore dans les oreilles.
**les premières gouttes d’eau, glissantes du front jusqu’au bout du nez, dissipent complètement la tristesse de mon cœur. La pluie avait, toujours cet effet sur moi. Elle me transporte d’un état à un autre dans un clin d’oeil. Je l’ai toujours trouvée gaie la pluie. D’un éclat, je retourne à être cette petite fille qui aime marcher sous les flots, mouillée jusqu’aux os, sautant dans les trous du trottoir, éclaboussant l’eau. Regardant l’asphalte des trottoirs miroitants des arcs colorés. Je retourne à pied détectant à peine mes pas. J’enlève mes lunettes, de toute façon, ils sont inutiles. Il pluie à flots. Les gens courent se cacher. La rue devient petit à petit déserte. Moi, je ralentis mes pas, je m’arrêtes de temps à autre pour regarder une vitrine ou observer un homme trempé qui essaye désespérément de s’en protéger par un misérable journal qu’il tienne. Je me surpris de rire en éclats. J’écoute le son de mon rire sonner dans ma tête. Est –ce que ce rire enfantin, joyeux, est le mien??!! Mon Dieu! Je n’arrive pas à reconnaître mon propre rire. Bien que je passe bien des moments joyeux dans ma vie, à rire et à rigoler avec les amis, mais jamais de ce rire, jamais ce rire qui éclate, loin, libre, sans retient. C’est curieux, nous cherchons perpétuellement le bonheur dans les grands emblèmes, alors que c’est les petits détails de la vie qui nous en donne.
J’arrive. Je cours le long corridor qui mène à ma maison, je ne sonne pas, je sort mes clés, j’ouvre le grand portail, je montes les escaliers, essoufflée je sonnes et je rentres accompagnée pas les regards désapprobateurs de père. Il me surprise par dire” Tes habits vont s’abîmer d’eau”. Je le regarde perplexe, sans comprendre.” Tu es en retard, il pleut à flots, t’es plus une petite fille pour faire ses sottises” ajoute maman. Je hauche ma tête sans répondre, je rentre ma chambre, j’enlève mes habits trempés, je les accroches sur la fenêtre pour sécher et je dors.

Printemps

La musique émanée du radio, couvre mal le brouhaha des huit filles, entassées dans la 4X4 qui avance dans la nuit, arpentant les trajets serpentés du désert. Surexcitées par la nouvelle expérience, nous les huit jugeant que nous avons assez travailler cette année, nous décidons de faire ce safari longtemps désiré. Se retrouvant ensemble comme avant, comme au temps de nos camps que nous faisions avec notre groupe de guide, nous fait retourner en temps et redevenir ces petites filles enthousiastes, chantantes la paix, l’amour et la liberté. C’était le temps de notre enfance encore fraîche. Pleines de gaîté et de foi en vie, nous ne soupçonnerions jamais sa dureté et sa vraie face. Le désert nous a fait l’appel, et nous ne pouvons pas le résister. Nous retournons, là où avaient naquis nos rêves, nos espérances. Nous étions si certaines que nous pouvons résister au cours de la vie, d’y laisser nos empreintes, que nous pourrions se tenir droit pour longtemps. Nous voilà presque arrivée, à cet endroit loin, isolé, au coeur du désert, à une écologie dans une zone réservée. Pour une longue journée de voyage, nous semblons infatigables. Égaillées, nos sacs sur le dot, nos torches à la main, nous suivrons le jeune bédouin qui nous guide jusqu’aux maisons en pierre où nous allons passer la nuit. Regroupées autour du feu allumée par les Bédouins, après avoir pris chacune un douche et changer, pour planifier les deux jours à venir. *** On se ressemble nous les huit, malgré les différences physiques apparentes. Chacune a gardé dans son cœur, bien profondément le désir d’aimer et d’être aimée, de vivre une aventure quelconque qui contredira ce cadre banale de « fille ordinaire » qui nous condamne à une vie d’ennuie prolongée. Ici, dans le désert, dans ce vide, tout soudainement nous parait possible. Cette folle d’aventure nous apparaît possible avec sa présence. Et lui, n’est que ce jeune étranger qui s’accroupie près du feu et qui regarde les flammes sans broncher. Et nous toutes sommes là à rêvasser. La nuit s’avance, et avec elle, nous devenons de plus en plus bruyante et fatiguée. Une nuit sans agittement et  …

(Never Been Finished)

Eté :

**Heh, suis-je réveillée?? Suis-je en retard?? Je restes pour quelques instants, assise dans le lit, ébahie, hors temps,.. Non … bien….pinse.. .. Si. Assez en retard pour la prière de l’aube.. assez tôt pour le travail. Je fais tout les rites du matin, je descends et j’attends.. à côté, une toute petite fille attend également son auto, sa mère essayant de protéger son corps frêle et chétif, de la brise matinale, car nous sommes bien le matin, c’est à peine 6:30, l’a enveloppée dans une grande jaquette qui lui fait sembler à un ours en peluche. Pourtant les prémices de l’été s’annoncent. La mère se tient à côté de sa fille, attendant également son auto. L’auto de la fille arrive ensuite celui de la mère, et enfin le mien.
Malgré la brise matinale fraîche, la journée s’annonce une des plus chaudes. Moi j’étouffe dans ce petit bus, où on respire l’air déjà mille fois respiré. Le vent bouge à peine, fait tant d’efforts pour effleurer mon visage. Dés que je monte, j’ouvre la fenêtre et regarde le grand paysage désertique qui me fait face. Nous glissons sur la route, entourés d’autres bus et voitures, entassés par des gens qui somnolent. Des larges tableaux jaunes défilent sous mes yeux. Défilent comme les jours et les nuits qui fuirent l’âge. Une idée vient me frapper. Mon Dieu, je deviens petit à petit comme ma mère. Je retrouve son visage et ses traits tirés par la fatigue. Ses nerfs surexcités par la bassesse des gens, par l’injustice qui imprime la vie des gens intègres et correctes. Je revois son âme et son visage prématurément vieillis. Maman n’avait pas vieillie, maman était toujours vieille. Ses jours sont fades, sans couleurs, ils se ressemblent. La fatigue a tourné sa vie en un supplice perpétuel. Je me rappelle plus de son de son rire. Ma mère n’a jamais éclaté de rire. Mais, toujours a éclaté de colère. Une colère qui n’avais parfois une raison que le surchagement de fatigue et de désespoir. Elle allait au travail, prenait la route désertique pour 2 heurs de trajet, dans un petit bus pas climatisé et dans un état lamentable. Travaillant dans un atmosphère malsain des conflits et des disputes. Retournant à la maison pour remplir tous les autres obligations d’une femme mariée et qui a trois enfants à nourrir et à élever. Ses jours sont coulés comme le sable, jaune, terne, pénible à retenir. La vie n’était pas juste avec maman. Je ne prétends pas que je suis exactement son chemin mais j’ai certainement changé. Finit l’ancienne fille spontanée, aux yeux brillantes d’espoir, d’attente et de gaîté. C’est le travail, c’est le monde des adultes, ce monde que j’ai tant résisté, qui m’a changé. Longtemps, j’ai essayé de garder mon coeur et âme frais, mais j’ai finis par céder. C’est dans des rares moments que je retrouve la fille que j’étais. Le pire c’est que je m’habitue.. je suis bien reconnaissante qu’elle dort maintenant au fond de moi, sinon elle serait brisée en mille morceaux.
7:30, je bois à gorgé mon café refroidi, en finissant les charges du matin …
9:00, un des mes amis m’appellent, pour me dire le bonjour et me raconter je ne sais quelle anecdote déjà écouté d’une autre amie commune la veille , …. Je ne peux plus, je ne peux pas supporter écouter un seul mot de ce qu’il me raconte. Des futilités, des blagues et des histoires répétées, un jeu du mot usé… je ne peux plus, je ne peux plus, je ne peux plus. Je commences vraiment à reconsidérer ma vie, mes intérêts, et mes amis. Je travaille du matin jusqu’au soir sans repos. Je suis occupée toute la journée, et je retourne à la maison exténuée. Je n’ai aucune envie de perdre une seule minute dans des futilités. C’est vrai je ne suis pas cette hyper importante personne. Mais le nouveau rythme de vie que je mène ne me permet pas de vivre la même vie relaxée, insouciante, méditée que je menais voilà moins qu’un an.
12:00, journée dure, problèmes s’annoncent déjà..
14:00 seconde tasse de café refroidi… journée pas encore finit!!
16:05 finito la musica…. Déjà en retard, je files … téléphone sonne mais je l’ignore, je fermes la porte à clé. Cours sous le soleil brûlant de l’après-midi, files dans le petit bus , m’accueillent les regards hostiles de mes collègues et du chauffeur qui regarde insolemment le montre de la voiture puis me regarde en fonçant les sourcils…
Je me recoquille sur moi-même, appuyant ma tête sur le glace de la fenêtre. Demi endormie, demi réveillée, j’observe la route. Les 45 mn s’écoulent vite et je me retrouve devant la maison. Impatiemment, le chauffeur me regarde descendre de l’auto écoeurée par le vertige et la chaleur. Je traverse la rue, demie sourde des klaxons, lentement je marche le long corridor, je sonne, maman m’ouvre, je pousse le grand portail et je monte les escaliers.