الأجتماع

بدأ الأجتماع, اتراه يحضر, لابد أن يحضر وكيف لا فهو أول اجتماع على مستوى الأدارات, كيف لايحضر وهو الحديث العهد بالشركة. آدخل القاعة أم ليس بعد, اظنه دخل مع المجموعة التى أتجهت للجلوس بالخلف.  تشاغلت بالأوراق التي أمامي , أبعثرها ثم أعيد ترتيبها  منغمثة بها حتى لا أترك الفرصة لآحد أن يقاطع خلوتي وأفكاري. أرفع من حين الى اخر عينيى متظاهرة بالأهتمام لما يطرحه المحاضر من مواضيع لا تنتهي. أخفض رأسي احيانا لآخذ ملاحظات, أعبث بالقلم أتركه يخط بعض الخطوط على الورق, خطوط خاوية من أى معنى, على وجهي وضعت قناع طالما حماني, قناع الحزم , عينين ثاقبتين, شفتين مزمومتين غير سامحة لأحد أن يثبر أغواري.

أين تراه يجلس, على اليمين,  أم على الشمال, ءامهتم هو بما يقال, ام تراه منشغل البال. آيأخذ ملاحظات أم يهمس لجاره بشيء. ءالتفت اليه , ليس في ذلك شىء, سألتفت الى الخلف أتظاهربقليل من الدهشة  لرؤيته أهز رأسي و أبتسم بلا أهتمام… لا لا لن التفت…. سيدرك مشاعريى بسهولة .. لا لن ألتفت… ستظل عيني تبحث عن  عينيه وتكشفان عن مكنونات صدري… تراه لا يذكرني, أننا لم نتقابل سوى مرة أو مرتين في الرواق….أم انه بالفعل أدرك مشاعري… وكيف لا يشعرباضطراب وجهي وتضربه, بأرتجافة يدي, بزيغان عنيني في مواجهة عينيه, بنبضات قلبي التي ترتفع حتى تصم أذني, اتراه يعلم ويشعر بي ولكن لايكشف ذلك, اتراه يتجاهلني عمدا, وكيف لايشعر بالموجات التي تنبعث مني, موجات تطوق لأحتوائه

بل كيف لايشعر بها الجميع؟ ادرت وجهي حولى خائفة مضطربة … لا ..لا انها خيالات مجرد وساوس تملىء عقلي ليست لها أي أساس من الصحة, فالجميع يرى في الفتاة الجادة الحازمة و في بعض الأحيان القاسية. فلقد اصقلتني الحياة, لست الفتاة المرحة التي ظلت تبتسم للجميع وتثرثر في أول يوم عمل لها, لم أعد كذلك, تعلمت الدرس, تعلمت أحاور, اناقش أستعد لمواجهة أعدائي, أترك لهم المجال لهزيمتي في بعض الأحيان, وفي أحيان اخرى أسحقهم. نجحت, تفوقت, اعتليت مكانة جيدة ومازلت أصعد. ولكن لاأحد يشعر بما يجري لى. فبداخلى وهن وضعف, أكاد أصرخ في الوجوه التى تحيط بي…. كيف لاتشعرون؟…. أصنم أنتم؟؟؟. الا تقرؤن في عيني أستغاثتهما الا تسمعون صراخهما؟؟

أذوب .. أتلاشى … دموع حارقة تسيل بداخلي تحرق قلبي ووجداني

أذوب….أذبل.. خطوط رقيقة أراها كل يوم تلتهم وجهي وجسدي, خطوط طويلة تمتد كل يوم لتأكل عمري…

عمري الذي يمردون جدوى.

كيف لايشعر بكل هذا, ولماذا يشعر؟ أغبية أنت, كيف تتركين نفسك تهوين بنفس الطريقة كل مرة … انك غبية ,  غبية,  غبية

كيف تلاعبين  نفسك نفس اللعبة كل مرة بنفس الطريقة الا تملين…

ما هو؟ من هو لكي يشعر…. انه مجرد وجه ظهر في حياتك… مجرد وجه آخر تتمنين ان تجدي فيه غايتك … وجه جديد… ولأنه جديد يحمل معه الأمل في الحصول على رجل أحلامك….. انما هو… ما هو… من هو؟ أفيقي, أرحمي وجدانك الذي أحرقتيه وعذبتيه طويلا وكثيرا

مع كل وجه جديد.. أمل جديد…. ألم جديد… وحزن دفين.

ربما تختلف هذه المرة, أنه حتى الأن يتماثل مع كل ما أحلم به

أيتماثل حقا….. أحمقاء أنت أم مازالت اللعبة تستهويك….

لا أستطيع المقاومة أكثر من ذلك…. سألتفت الأن, سأتظاهر بقليل من الدهشة  لرؤيته أهز رأسي و أبتسم بلا أهتمام… أدرت وجهي متظاهرة أني أنظرللباب الخلفي ببطء وبطريقة أردت أن تكون عفوية….. أدرت عيني … لم أجده…. أدرت عيني مرة أخرى في الجموع فلم أجده… اخذت أنظر بذهول, أذهب؟ ولكن متى؟؟ أم لم يكن هنا أصلا…. أحسست بدوار… شعرت أن الغرفة تميد بي, أنتفضت واقفة قاطعة الأجتماع في اوجه ووسط النظرات الذاهلة التي تعلقت بي لم أستطع سوى همهمة كلمة واحدة ظننتها تكفي كعزر لما أعتراني “تعبت …. تعبانة”

جمعت أغراضي بسرعة .وأنطلقت خارجة من القاعة… ثم من المبنى تاركة نصف أغراضي تقع في الطريق دون أن احاول لملمتها.

هبة الشيخ

26-3-2005

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Saisons

Automne:

**C’était une nuit douce, le vent est caressant. Une fraîcheur aimable m’entoure. Un climat joyeux et mélancolique me berce. Je rentre à pied . Je laisse derrière moi le centre commercial étincelant de couleur et de lumières phosphoriques. Juste depuis quelques mois, au bort de la ville, le quartier faisait parti du désert. Maintenant, c’est le grand souq, un grand hôtel avec des grands shopes et magasins de tous les couleurs, un grand ciné: 5 salles … 5 films différents, des restaurants…..bistrots….cafés, voilà le cirque s’est installé. La place est ressuscitée….réveillée d’un long sommeil. Pourtant la route qui mène du centre à la ville reste endormie. De temps en temps, quelques voitures passent si vite, laissant derrière elles, la lumière de ses fards glisser sur l’asphalte de l’autoroute comme un fantôme. La nuit est belle, je décide de rentrer à pieds …. C’est pas loin la ville, dix minutes et j’atteints la route principale, je la vois même d’ici, animée, bruyante. Je rentre et je laisse mes amis qui insistent à prolonger la veillée …pourtant nous les filles du groupe, nous nous sommes pas habituées à veiller tard…max. 10:30 du soir. Mais cette fois-ci, ils ont raison, c’est une sortie spéciale. Nous célébrons les fiançailles de nos meilleurs amis …. Ils viennent de l’annoncer…. Ils ont garder leurs relations longtemps en secret….problèmes familiaux je penses, moi je l’ai su depuis le début, avant tout le monde, je l’ai senti, Je peux flair l’amour et le prédire même…. C’est un don! Parfois une malédiction, car la plupart du temps, je sens desquelles exactement de mes meilleures amies, l’homme que j’admire, aime. La nuit est douce et la nuit m’appelle. Je n’ai pas pu allongé la veillée avec les amis. Je ne les ai pas vu voilà longtemps mais j’ai pas pu rester. Une atmosphère superficielle nous entourait. Personne n’était naturel, chacun de nous prétend. Nous lançons les mêmes anecdotes et blagues que nous avons l’habitude de lancer. Celles qui nous ont tant fait rires autrefois, mais maintenant, même les rires sonnent faux. L’amour a gâché notre amitié et l’a marqué par une saignante blessure. Les sourires se crispent et les yeux s’évitent. Adieu la spontanéité. J’ai pas pu, j’ai quitté.
Je marche, le silence m’entoure, la route semble s’allonger sous mes pas… chaque pas semble m’approcher et m’éloigner en même temps, j’aime bien ça , je suis seule, au milieu, sans le bruit et le surcharge d’une compagnie. J’atteints le bout de la route comme un homme retournant d’un long voyage. Les bouffés d’air familières embaumés de benzène me remplissent les poumons. Je prends un taxi, je suis déjà en retard, je cours presque le couloir qui mène à ma maison, j’ouvres le grand portail, d’habitude je sonne mais pas besoin d’entendre d’en bas – moi et tous les voisins- les blêmes de mes parents. Je monte les escaliers, Je sonne et je rentre essoufflée à la maison, accueillie et accompagnée jusqu’à la porte de ma chambre par les regards indifférents de papa et coléreux de maman. Je me déshabille en silence, je mets mon pyjama et je note pour la unième fois que j’ai pris de poids. Donc, je dois m’attendre les jours à venir à une grande compagnie menée sur ma pauvre personne par mes parents à prêcher les 10 bénéfices de maigrir, sans compter les meilleurs programmes organisés par mère ainsi que les boycotements de père…. Super .. exactement ce qui me manque pour combler cette période supposée d’être la meilleure période de la vie de n’importe quelle personne. Assez pour aujourd’hui, je veux dormir et penser à rien. En fait, les plaisirs de ma vie ces jours-ci se réduisent, en deux choses: se glisser le soir entre mes draps, poser ma tête sur mes oreillers, fermer les yeux….oublier, et dormir en rêvant du grand mag du nescafé que je vais siroter le matin…. Et voilà tout espoir de plaisir pour une jeune fille de 23 ans.

Hiver:

** Assise dans une salle noire, je suis seule, entourée par des inconnus, par des spectres bruyants. Seul le théâtre est éclairé par une douce lumière bleue mauvée… Sur la scène, les chaises, les micros et les instruments sont déjà installés dans l’attente de vibrer sous les doigts habiles d’un musicien. C’était le noir total, mais petit à petit j’arrive à reconnaître quelques visages, des gens dont les visages sont familiers. Je reste dans mon coin à les dévisager, portant, me semble t-il, mon manteau magique qui me rend invisible….Celui ci je l’ai vu quelque part .. celui là non. Alors que moi, je reste dans le noir, dans l’anonymat… l’anonymat ne m’ennuie pas en fait, au contraire, elle me réconforte. Je laisse cours à mon visage sa liberté, libreté de s’exprimer ainsi que mes yeux. Mes yeux, ces traîtresses!! Ma langue a la liberté de dire le bon qui lui semble, mais la vérité est toujours là , au fond de mes yeux, ce qui me sombre toujours dans le malaise…mon cœur est toujours à nu, on peut me lire si facilement… voir la fragilité et la peur…la colère et la tristesse y briller…
J’attends, mes yeux sont accrochés à la porte, pourtant je suis venue seule. J’attends…j’attends qui? Je ne sais pas. Peut être l’homme de ma vie, l’homme inconnu, que, je ne connaît pas encore. Il ne le sait pas encore, ni moi, c’est dans un concert que j’ai toujours espéré le rencontrer. Peut être c’est mon voisin, celui qui parle avec cette jeune fille…mmn, il paraît que non, ils semblent vraiment absorbés par la conversation futile, alors que leurs yeux échangent tout un autre discours, il sont déjà amoureux… mais qui sait , dans quelques années je pourrais le croiser dans la rue, dans un concert ou bien dans le travail…et tout commence. Il pourrait être celui qui vient d’entrer la sale, riant avec ces amis … non je ne l’espère pas, il est vraiment un cloun. Pourquoi pas celui là, assis, dans le coin, triste, à méditer…..je restes à guetter la porte, à l’attente d’une chose, n’importe quelle chose qui doit changer et bouleverser ma vie…… mais rien ne se passe. Je finis de fermer mes yeux pour arrêter le cours de mes idées…Et le concert commence.
La musique vient me sauver des mes hallucinations..
Tellement beau… tellement beau… beau à en mourir, le violon commence, triste, doux, enivrant, chaque tir sur l’arc, tire sur mon cœur, me déchire, me remplit, me fait vibrer avec, accompagné par le battement de mon cœur ou peut être c’est le son du percussion, le tam tam, et maintenant c’est le luth avec le kanoun qui les rejoignent et font monter les larmes aux yeux. C’est tellement beau, que je sent une tristesse incroyable me sert le coeur. J’ai un désir fou de monter à scène, et à danser comme une païenne, à onduler, à tourner, tourner, jusqu’à tomber, à couper toutes les ficelles qui me tiennent par là haut. Une par une, les morceaux se défilent entre les applaudissements fous de l’audience, tous semblent en transe. La fin vient comme n’importe quel fin, coupante et déchirante mais attendue. Attendue parce que l’âme ne peut plus supporter tant de beauté et d’excitation…Les lumières s’allument et nous retirent du rêve, du monde inconnu, là où la musique nous a lancés. Comme des hypnotisés, éblouis nous sortons un par un sans se regarder, ni parler de peur de faire rompre le charme, nous essayons de prisonnier les dernières notes dans la tête, vibrantes encore dans les oreilles.
**les premières gouttes d’eau, glissantes du front jusqu’au bout du nez, dissipent complètement la tristesse de mon cœur. La pluie avait, toujours cet effet sur moi. Elle me transporte d’un état à un autre dans un clin d’oeil. Je l’ai toujours trouvée gaie la pluie. D’un éclat, je retourne à être cette petite fille qui aime marcher sous les flots, mouillée jusqu’aux os, sautant dans les trous du trottoir, éclaboussant l’eau. Regardant l’asphalte des trottoirs miroitants des arcs colorés. Je retourne à pied détectant à peine mes pas. J’enlève mes lunettes, de toute façon, ils sont inutiles. Il pluie à flots. Les gens courent se cacher. La rue devient petit à petit déserte. Moi, je ralentis mes pas, je m’arrêtes de temps à autre pour regarder une vitrine ou observer un homme trempé qui essaye désespérément de s’en protéger par un misérable journal qu’il tienne. Je me surpris de rire en éclats. J’écoute le son de mon rire sonner dans ma tête. Est –ce que ce rire enfantin, joyeux, est le mien??!! Mon Dieu! Je n’arrive pas à reconnaître mon propre rire. Bien que je passe bien des moments joyeux dans ma vie, à rire et à rigoler avec les amis, mais jamais de ce rire, jamais ce rire qui éclate, loin, libre, sans retient. C’est curieux, nous cherchons perpétuellement le bonheur dans les grands emblèmes, alors que c’est les petits détails de la vie qui nous en donne.
J’arrive. Je cours le long corridor qui mène à ma maison, je ne sonne pas, je sort mes clés, j’ouvre le grand portail, je montes les escaliers, essoufflée je sonnes et je rentres accompagnée pas les regards désapprobateurs de père. Il me surprise par dire” Tes habits vont s’abîmer d’eau”. Je le regarde perplexe, sans comprendre.” Tu es en retard, il pleut à flots, t’es plus une petite fille pour faire ses sottises” ajoute maman. Je hauche ma tête sans répondre, je rentre ma chambre, j’enlève mes habits trempés, je les accroches sur la fenêtre pour sécher et je dors.

Printemps

La musique émanée du radio, couvre mal le brouhaha des huit filles, entassées dans la 4X4 qui avance dans la nuit, arpentant les trajets serpentés du désert. Surexcitées par la nouvelle expérience, nous les huit jugeant que nous avons assez travailler cette année, nous décidons de faire ce safari longtemps désiré. Se retrouvant ensemble comme avant, comme au temps de nos camps que nous faisions avec notre groupe de guide, nous fait retourner en temps et redevenir ces petites filles enthousiastes, chantantes la paix, l’amour et la liberté. C’était le temps de notre enfance encore fraîche. Pleines de gaîté et de foi en vie, nous ne soupçonnerions jamais sa dureté et sa vraie face. Le désert nous a fait l’appel, et nous ne pouvons pas le résister. Nous retournons, là où avaient naquis nos rêves, nos espérances. Nous étions si certaines que nous pouvons résister au cours de la vie, d’y laisser nos empreintes, que nous pourrions se tenir droit pour longtemps. Nous voilà presque arrivée, à cet endroit loin, isolé, au coeur du désert, à une écologie dans une zone réservée. Pour une longue journée de voyage, nous semblons infatigables. Égaillées, nos sacs sur le dot, nos torches à la main, nous suivrons le jeune bédouin qui nous guide jusqu’aux maisons en pierre où nous allons passer la nuit. Regroupées autour du feu allumée par les Bédouins, après avoir pris chacune un douche et changer, pour planifier les deux jours à venir. *** On se ressemble nous les huit, malgré les différences physiques apparentes. Chacune a gardé dans son cœur, bien profondément le désir d’aimer et d’être aimée, de vivre une aventure quelconque qui contredira ce cadre banale de « fille ordinaire » qui nous condamne à une vie d’ennuie prolongée. Ici, dans le désert, dans ce vide, tout soudainement nous parait possible. Cette folle d’aventure nous apparaît possible avec sa présence. Et lui, n’est que ce jeune étranger qui s’accroupie près du feu et qui regarde les flammes sans broncher. Et nous toutes sommes là à rêvasser. La nuit s’avance, et avec elle, nous devenons de plus en plus bruyante et fatiguée. Une nuit sans agittement et  …

(Never Been Finished)

Eté :

**Heh, suis-je réveillée?? Suis-je en retard?? Je restes pour quelques instants, assise dans le lit, ébahie, hors temps,.. Non … bien….pinse.. .. Si. Assez en retard pour la prière de l’aube.. assez tôt pour le travail. Je fais tout les rites du matin, je descends et j’attends.. à côté, une toute petite fille attend également son auto, sa mère essayant de protéger son corps frêle et chétif, de la brise matinale, car nous sommes bien le matin, c’est à peine 6:30, l’a enveloppée dans une grande jaquette qui lui fait sembler à un ours en peluche. Pourtant les prémices de l’été s’annoncent. La mère se tient à côté de sa fille, attendant également son auto. L’auto de la fille arrive ensuite celui de la mère, et enfin le mien.
Malgré la brise matinale fraîche, la journée s’annonce une des plus chaudes. Moi j’étouffe dans ce petit bus, où on respire l’air déjà mille fois respiré. Le vent bouge à peine, fait tant d’efforts pour effleurer mon visage. Dés que je monte, j’ouvre la fenêtre et regarde le grand paysage désertique qui me fait face. Nous glissons sur la route, entourés d’autres bus et voitures, entassés par des gens qui somnolent. Des larges tableaux jaunes défilent sous mes yeux. Défilent comme les jours et les nuits qui fuirent l’âge. Une idée vient me frapper. Mon Dieu, je deviens petit à petit comme ma mère. Je retrouve son visage et ses traits tirés par la fatigue. Ses nerfs surexcités par la bassesse des gens, par l’injustice qui imprime la vie des gens intègres et correctes. Je revois son âme et son visage prématurément vieillis. Maman n’avait pas vieillie, maman était toujours vieille. Ses jours sont fades, sans couleurs, ils se ressemblent. La fatigue a tourné sa vie en un supplice perpétuel. Je me rappelle plus de son de son rire. Ma mère n’a jamais éclaté de rire. Mais, toujours a éclaté de colère. Une colère qui n’avais parfois une raison que le surchagement de fatigue et de désespoir. Elle allait au travail, prenait la route désertique pour 2 heurs de trajet, dans un petit bus pas climatisé et dans un état lamentable. Travaillant dans un atmosphère malsain des conflits et des disputes. Retournant à la maison pour remplir tous les autres obligations d’une femme mariée et qui a trois enfants à nourrir et à élever. Ses jours sont coulés comme le sable, jaune, terne, pénible à retenir. La vie n’était pas juste avec maman. Je ne prétends pas que je suis exactement son chemin mais j’ai certainement changé. Finit l’ancienne fille spontanée, aux yeux brillantes d’espoir, d’attente et de gaîté. C’est le travail, c’est le monde des adultes, ce monde que j’ai tant résisté, qui m’a changé. Longtemps, j’ai essayé de garder mon coeur et âme frais, mais j’ai finis par céder. C’est dans des rares moments que je retrouve la fille que j’étais. Le pire c’est que je m’habitue.. je suis bien reconnaissante qu’elle dort maintenant au fond de moi, sinon elle serait brisée en mille morceaux.
7:30, je bois à gorgé mon café refroidi, en finissant les charges du matin …
9:00, un des mes amis m’appellent, pour me dire le bonjour et me raconter je ne sais quelle anecdote déjà écouté d’une autre amie commune la veille , …. Je ne peux plus, je ne peux pas supporter écouter un seul mot de ce qu’il me raconte. Des futilités, des blagues et des histoires répétées, un jeu du mot usé… je ne peux plus, je ne peux plus, je ne peux plus. Je commences vraiment à reconsidérer ma vie, mes intérêts, et mes amis. Je travaille du matin jusqu’au soir sans repos. Je suis occupée toute la journée, et je retourne à la maison exténuée. Je n’ai aucune envie de perdre une seule minute dans des futilités. C’est vrai je ne suis pas cette hyper importante personne. Mais le nouveau rythme de vie que je mène ne me permet pas de vivre la même vie relaxée, insouciante, méditée que je menais voilà moins qu’un an.
12:00, journée dure, problèmes s’annoncent déjà..
14:00 seconde tasse de café refroidi… journée pas encore finit!!
16:05 finito la musica…. Déjà en retard, je files … téléphone sonne mais je l’ignore, je fermes la porte à clé. Cours sous le soleil brûlant de l’après-midi, files dans le petit bus , m’accueillent les regards hostiles de mes collègues et du chauffeur qui regarde insolemment le montre de la voiture puis me regarde en fonçant les sourcils…
Je me recoquille sur moi-même, appuyant ma tête sur le glace de la fenêtre. Demi endormie, demi réveillée, j’observe la route. Les 45 mn s’écoulent vite et je me retrouve devant la maison. Impatiemment, le chauffeur me regarde descendre de l’auto écoeurée par le vertige et la chaleur. Je traverse la rue, demie sourde des klaxons, lentement je marche le long corridor, je sonne, maman m’ouvre, je pousse le grand portail et je monte les escaliers.

Chemin

Le voyageur s’est bien préparé pour le chemin. Il a emporté avec lui, tout ce qu’il doit porter: les sourires, les rires, les souvenirs, la peur et la foi. Il ne sait pas où le chemin va le mener. Mais tout ce qu’il savait que c’était son chemin, et qu’il doit l’arpenter. Il a voulu voir ce monde, par les gens, tant raconté. Ces jambes étaient englouties d’inaction et désiraient d’aller où elles doivent aller.

Le voyageur s’est bien préparé pour le chemin. Il a cru qu’il doit y aller. Et le voilà, il y est. Quelque chose l’attend là-bas. Là-bas, au bout du chemin. Là où l’horizon embrasse la terre. Là, derrière cette pente dressée. Il n’a que la traverser pour y arriver. Ses premiers pas sonnent invincibles sur le chemin. Ils martèlent de leur force tous les obstacles qu’il rencontre et va rencontrer.

La terre est fière de lui et le soleil le salue. Le froid de la  nuit ne l’atteint pas. La foi de son Coeur le réchauffe bien.

Il a tant imaginé et rêvé le chemin qu’il va prendre pour arriver. Pendant les nuits d’ennuie et d’incertitude, c’est le chemin qui lui a donné l’envie de vivre et de respirer. Pourtant il ne le reconnaît pas, ce n’est pas ce chemin qu’il a tant rêvé. Celui-ci est long et serpenté et après quelques nuits sans lune, il n’arrive toujours pas. Il commence à se désespérer. Qu’est ce qu’il doit faire? Arrêter et retourner ou bien continuer. Il est  seul devant la faim et la peur qui ronge son existence. Ses pas se ralentirent et ses jambes s’amolirent. Et il n’arrive toujours pas. Le souvenir du chaud et du soleil de chez lui commencent à effleurer son Coeur et l’affaiblirent. Pourtant, le voyageur s’est  bien préparé pour le chemin. Il a emporté avec lui, tout ce qu’il doit porter: les sourires, les rires, les photos, les souvenirs, la peur et la foi. Il n’a rien oublié. Si, il a oublié le but de son trajet.  Il commence à se rappeler pourquoi il a arpenté le chemin et les raisons bien fondées du voyage commencent à perdre leur sens. Il n’arrive toujours pas. Il est égaré dans des paysages inconnus et il commence à pleurer. Les chemins se croisent , s’éloignent et se croisent et s’éloignent. Mais voilà un horizon qui apparaît. Le voyageur est enfin arrivé. Les paysages semblent familiers. Ce soleil, il le connaît. Le voyageur est arrivé d’où il a commencé. Il reconnaît les visages, la mer, la terre et l’air. Il a dû faire tout ce long voyage pour retourner là où il était. Il a dû faire ce long voyage pour apprécier ce qu’il avait.

Héba El-Cheikh

21-01-05

عصفور طل من الشباك …

“عصفور طل من الشباك قال لي يا نونو… خبيني عندك خبيني دخلك يا نونو….” تداخل صوت عايدة الأيوبي مع المنظر الممتد أمامي. و أهتزت الأنغام في أذني مع أهتزاز عربة الجيب وهي تنهل من الطريق الصخري . شخصت ببصري في الصحراء الهاربة أمام نظري آملة في الوصول , ولكني لم أتبين شيء , فالطريق مظلم يهتز مع أهتزاز أضواء كشافات العربة . كنا ثمان فتيات, أصدقاء جمعتنا نشأة واحدة فجميعنا تربينا في مدارس الراهبات , كما جمعتنا أفكار واحدة على الأخص فكرة واحدة مجنونة وهي عشق الصحراء ، فطالما سبرنا أغوارها مع مجموعتنا الكشفية و طالما جمعنا ليلها الساحر أمام خيامنا فكانت دائما الشاهد الوحيد على أحلام طفولتنا وشبابنا البريئة. حين كان الحلم متاح ومباح. حين كنا نتغانى بالحب والحرية، المؤخاة والمساواة , العدل والأنسانية , لم تكن مجرد أغاني نرددها بل معاني ملأت وجداننا, كنا نظن بالفعل بأننا قادرات على تغيير العالم. كنا أطفال. كنا ثوار.
الأن كبر الأطفال، وأصبحوا فتيات – ذوات شخصية, معظمهن يشغل مناصب جيدة –  تفتحت أعينهن على واقع الحياة , فوجدن الدنيا غير تلك التي طالما تغنين بها.ماتت الأحلام ولكن لم يمت عشقنا للصحراء ، مهد حريتنا ، المكان الوحيد الذي مازال الحلم فيه متاح ومباح. شارفنا على الوصول فبعد يوم كامل من التنقل من أتويس لأخر وصلنا الى” الكرم” محمية طبيعية في قلب أرض سيناء المقدسة . وصلنا الى هناك كمهاجر عائد الى الوطن . عائد اليه كأنه لم يتركه قط.
تخبطنا في الظلام حتى وصلنا الى البيوت الحجرية, ينير لنا البدو الطريق بمصابيحهم الزيتية, فالمكان هنا كله بدائي. كنا منهكات ولكن كل خلجة من خلجاتنا تنبض بالحياة . تركنا متاعنا في البيوت وتجمعنا حول النار التي أشعلها البدو نحتسي الحساء البارد و نخطط لما سنقوم به غدا. غدا سنمشي في الصحراء حتى نصل الى احدى القرى الأثرية القديمة المتهدمة البيوت حيث سكن أهل تلك المنطقة من الأف السنين. تعالت أصواتنا بعد ذلك بالغناء الحماسي والضحك، فعدنا نتغنى بالحب والحرية، بالمؤخاة والمساواة , بالعدل والأنسانية. فهنا في قلب الصحراء على أضواء النيران وتحت قمر خجول لم يبسط ضياءه بعد، لم يعد من المخجل التغني بهذه الأغاني.

**لمحته من بعيد , هناك , في طرف المجلس ، في آخر  أمتداد ضوء النيران. وحيد , جالس ينظر الينا, فلم يكن من المعتداد أن تجد مجموعة من الفتيات الشرقيات الملتزمات- فجميعنا يرتدين الحجاب – في هذا المكان النائي البدائي البعيد . حتى هو , الغريب, فهم أن هذه ظاهرة نادرة. فلم تكن المرة الوحيدة التي زار فيها مصر. مرة بعد مرة تكررت زياراته, فقد سحرته أرضها فوقع في غرام صحراءها. وفي كل مرة يكتسب صداقة جديدة من أهلها. أصدقائه المصريين يداعبونه أحيانا بأن مع زياراته المتكررة قد يظنه البعض جاسوس.
كان هناك جالس , يتأملنا في صمت, ماتت الكلمات فوق شفتي ، ورحت أتأمله بدوري, فهو لم يكن ينتمي الى المكان بشىء فشعره اشقر وعيونه زرقاء وبشرته مشربة بالحمرة , من الواضح أن اليوم لم يكن اليوم الأول له في المكان, كان يتنافر بشدة مع كل ما يحيط به, كان يتنافر مع مجموعة البدو الساهرين لحمايتنا بشعورهم الفاحمة المعممة, وبعيونهم السوداء اللامعة وبشرتهم التي لوحتها شمس الصحراء الحارقة. لم يكن ينتمي الى المكان الأ بنظراته فنظراته كانت كنظرة من رأى الكثير وخبر الكثير. كنظرة من أطال النظر في وجه الشمس، كمن ترك نظراته تموج مع الكسبان الرملية التي تتلاعب بها الرياح. لم يقترب منا, ولم نتحدث اليه بالرغم من فضولنا الشديد, فكل واحدة منا كان يراودها سؤال واحد، من هذا الغريب؟ ولكن الأجهاد و اليوم الشاق الذي ينتظرنا غدا لم يسمح لتساؤلاتنا بالأنطلاق من عقال ألسنتنا. ومضينا نتخبط حتى وصلنا الى أسرتنا الحجرية فنمنا كما لم ننم يوما.

** بعد الأستيقاظ المبكر – فبعضنا أستطاع بالرغم من أجهاد الأمس الأستيقاظ لصلاة الفجر- والأغتسال بالماء الدافىء – نتيجة للسخان الشمسي-  والفطور الصاخب, أنطلقنا, حقائبنا فوق ظهورنا, زجاجات الماء معلقة على أكتافنا, وبدأنا المسيرة أنطلقنا كقافلة زهاد منطلقين للقاء ربهم. تتصبب وجوهنا عرقنا وترتعد أوصالنا من المجهود . تتقدم أرجلنا خطوة بعد خطوة الى الأمام تحت سماء الصحراء الصافية . نتسلق بأيدينا وأرجلنا الصخور ويخيم علينا الصمت , فللصحراء رهبة في القلوب لا يعلو فوق صوتها سوى صوت الله المنطلق من كاسيت صغير علقته أحدى صديقاتي في حقيبتها , انطلق صوت القاريء العذب بأن الجنة للصابرين و بتفكروا يا أولي الألباب. أشتددت الحرارة والأفق لا ينتهي . مع اشتداد الحرارة صفت القلوب والعقول رويدا رويدا وتبادرحيناذاك الى ذهني سؤال غريب الهذا يستخدم الله النار كعقاب للعصاة فالحرارة تنقي المعادن الأصيلة من الشوائب أهكذا ينقي الله أنفسنا لتعود نقية كالذهب الذائب. كنت أهذي على ما يبدو , ولم أنتبه ألا والغريب بجواري بمحاذاتي, فهو يرافقنا نظرت اليه فابتسم وكانت تللك أول أشارة لبدء حديث طويل لم ينته بالرغم من وصولنا الى وجهتنا ومكوثنا فيها لبرهة وأنطلاقنا عائدين. حديث طويل , لا أذكر منه شىء سوى أني تكلمت وتكلمت, واجهت وناقشت . كنت “أنا” كما لم أكن من قبل. كانت عيني تلمعان بحماس, كنت أعبر عن رأي بكل جرأة وكان هو يستمع , يحاور، يعترض ويوافق. لم أشعر من قبل بتلك الحرية مع اي رجل من قبل.فالرجال الشرقيون يخافون من ذكاء المرأة , فالمرأة التى يعجبهم ذكائها لا يسمحن لها سوى أن تكون  مجرد صديقة أو أمهم التي أنجبتهم. تكلمت عن كل شيء, الحب , العمل, السياسة, الدين, الحرية… كل شيء. أنتهى حديثنا بصولنا الى عربة الجيب التي ستقله الى شرم الشيخ حيث ينتظره أصدقائه. في غمرة حماسي وأملي الأهوج نسيت أنه سيغادر فور وصولنا. نسيت الى أي عالمين بعيدين كل البعد ينتمي كل منا. انطفأ بريق الأمل في عيني ولمعت عينيه بشيء من الشفقة الحزينة فقد فهم. وقرأت فيهما رسالته التي أفاقتني من أوهامي “لا أستطيع أن أكون ما تريدين, لا أستطيع أن أكون طوق النجاة” شرعت أعيد خصلة شعرمن شعري تحت الطرحة التي أنزلقت قليلا من فوق رأسي وأنسحبت الى البيت الحجري لكي أبدل ملابسي. أنتابتني موجة من الغضب والتمرد, ما يربطني بهذه الأرض؟ بهذا العالم الذي يحيط بي؟فلم أنل منه سوى القليل , لم يعطيني –كما يزعم -سوى ديني الذي طالما أستخدمه –بجهل-لكي يقيد من حريتي ويشوهه في عيني, أنا التي  أكتشفت الدين بنفسي فلم يكن له الفضل بأية صوره من الصور في أن أجد الله . فلأهرب من هذا العالم الخانق . فالأرض جميعها أرض الله . ولكني عدت فهدأت فأنا أدرك جيدا أنني مهما أنكرت أنتمي الى هذه الأرض , الى هذا العالم , أدرك مساوئه ومميزاته. فأنا كما هو حال من نشأوا مثلي – لا نستطيع أن نغادر واذا غادرنا لا نستطيع البقاء هناك دائما ما ينقص شيء. دائما تلاحقنا الغربة. فنحن ننتمي الى جزيرة بين شاطئين , لا نستطيع أدراك أحدهما , قدرنا أن نبقى بالوسط و لا نغادر فأطياف المدينة ستلاحقنا أينما ذهبنا.

**أنضممت الى المجموعة التي ألتفت حول النار للعشاء, لم أشاركهم الصخب والغناء هذه المرة, فأنا لا أؤمن بتللك السذاجات . شرعت أنظر الى النار حتى ذابت نظراتي في لهيبها و انزلقت دمعة على خدي لم أمنعها.
هبة الشيخ
28/8/2004